14.12.2011
LE PS DOIT-IL RESTER DANS UN GOUVERNEMENT SANS CONCORDANCE?
Suite à l'élection du collège gouvernemental de ce matin et à la fin de la concordance proposée et décidée il y a plusieurs décennies la vraie question qui se pose est celle de la présence de la gauche au gouvernement.
Le Parti socialiste, minoritaire en Suisse, a-t-il vraiment sa place dans un gouvernement sans concordance ? N'oublions pas que c'est la concordance arithmétique telle que définie par les partis eux-mêmes qui a ouvert les portes du CF aux socialistes. La fin de cette concordance ne devrait-elle pas leur refermer ces portes ?
Ou alors sommes nous réellement passé dans un système de coalition de centre gauche ? Est-ce que les électrices et électeurs du PDC, des Verts libéraux et du PBD avaient-ils conscience de voter pour des gens qui se positionneraient à gauche ? Ou ont-ils été les victimes consentantes de partis prétendants être encore ce qu'ils étaient mais ne sont plus ?
Ont-ils crus des promesses de politiciens ?
En refusant de rendre à l'UDC le siège que le peuple lui avait donné en le gardant comme premier parti de Suisse, l'Assemblée Fédérale n'a pas seulement donnée une leçon à l'UDC, elle a également giflé toutes les électrices et tous les électeurs de ce parti. 26 pourcent de la population humiliée en un seul jour, c'est beaucoup. Ce sera sans doute trop pour certains lors des prochaines votations et élections.
Si l'UDC comme je le pense se retire du CF après la non reconnaissance par les parlementaires du droit à leurs électrices et électeurs d'être proportionnellement représenté au gouvernement et que ce grand parti entre en opposition active, la Suisse n'en sortira pas forcément gagnante. Ce seront celles et ceux qui gouvernent et leurs soutiens aux deux chambres qui en porteront la responsabilité.
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10.12.2011
Quel jeu joue le PDC de C. Darbellay ?
C. Darbellay n'a toujours pas digéré l'éviction de Mme Metzler du Conseil Fédéral en 2003.
Pire que cette éviction, ce qu'il n'a pas digéré, pas plus que son parti, c'est la perte d'influence que le PDC a subi avec cette éviction. Jusqu'alors, le PDC était le maître du jeu.
Avec deux suffrages, le PDC allié au PS était majoritaire, allié au PLR idem. Le PLR et l'UDC d'un côté ou le PS de l'autre ne pouvaient rien décider sans avoir convaincu le PDC. Souvent au prix d'importantes concessions. C'est cela qu'a perdu le PDC en perdant le siège de Mme Metzler. Le président Darbellay a réussi à convaincre en 2007 Mme Widmer-Schlumpf d'accepter une élection au CF probablement à un prix que le PDC n'est pas sûr de pouvoir assumer aujourd'hui. Mme Widmer-Schlumpf ne s'est sans doute pas engagée dans la dernière législature sans avoir de solides garanties de soutien pour la suite de sa carrière.
Le PDC toujours quatrième parti ne peut donc pas réclamer au PLR de rendre un deuxième siège auquel il a encore droit. Il ne peut pas demander à Doris Leuthardt de démissionner. Le président du PDC n'est donc plus en mesure de tenir des engagements pris au nom de son parti. En s'alliant systématiquement à la gauche lors du renouvellement du CF, le PDC prend le risque de voir ses électeurs du centre droit le quitter encore plus. On ne peut pas toujours se réclamer du centre droit et voter avec la gauche. Les électrices et électeurs s'en rendent compte. Le PDC n'a donc pas vraiment le choix, soit il laisse tomber Mme Widmer-Schlumpf soit il laisse tomber ses électrices et électeurs.....
Je me réjouis de voir si il y aura encore des listes communes PDC-PLR dans les prochaines élections communales et cantonales.....
Un coup de chapeau à C. Levrat, président du PS, qui a réussi l'exploit de dynamiter le centre droit en le faisant imploser. Sa participation au « complot » en vue de l'éjection de C. Blocher en le remplaçant par Mme Widmer-Schlumpf, la création du PBD qui a suivi et qui devait conduire à un affaiblissement de l'UDC a de fait affaibli le centre en l'émiettant. L'UDC n'ayant que fort peu reculé au vu du résultat du PBD (moins 2,3% des suffrages pur l'UDC alors que le PBD totalisait 5,4%) Dans le même temps, le PDC perdait pratiquement autant que l'UDC. Cela montre clairement que le PDC, proportionnellement a perdu le double de l'UDC. La stratégie menée par C. Darbellay n'est peut être pas la meilleur pour son parti.
Lors des élections de 2007, il a profité du travail de Doris Leuthardt qui avait réussi à remettre le PDC sur le chemin de la remonté de l'électorat. En 2011, après 4 ans de présidence Darbellay, le PDC est au plus bas, il a perdu plus de 15% de ses électrices et électeurs.
Combien de temps le PDC va-t-il faire confiance à C. Darbellay ?
14:20 Publié dans Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pdc, ps, plr, udc, les verts, verts libéraux, darbellay, metzler, blocher, levrat
05.12.2011
Evasion fiscale: Josef Zisyadis "convoqué" par le parlement grec
L'ex-conseiller national vaudois Josef Zisyadis a reçu lundi une "convocation" de se présenter "dans les 15 jours" devant une commission du parlement grec. Cette missive intervient après que le binational ait fustigé à la télévision grecque l'inertie d'Athènes face au dossier fiscal avec la Suisse.
21:09 Publié dans Economie, Europe, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : banques, secret bancaire, bi-national, élu



