22.11.2011
MERCI QUI? Merci le PDC
Migros autorisée à vendre du riz non conforme aux normes suisses
La Confédération a autorisé Migros à vendre du riz qui ne respecte pas les normes suisses. Suite à une demande du géant orange, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a ajouté cette céréale à la liste des produits autorisés en Suisse grâce au principe du Cassis de Dijon.
Les 26 tonnes de riz concernées contiennent légèrement trop de résidus de tébuconazole, un pesticide, a indiqué mardi Martina Bosshard, porte-parole de Migros, à l'émission "On en parle" de la RSR. Elles sont emballées en paquet d'un kilo, ce qui correspond à un mois de vente.
Le fournisseur tessinois du riz, la filiale de Migros Riseria Taverne, a appelé sa maison mère pour l'informer du taux trop élevé de tébuconazole, a poursuivi Mme Bosshard. Le détaillant a ensuite demandé une autorisation à l'OFSP, qui l'a accordée. Dans le cas contraire, le riz aurait dû être détruit ou renvoyé en Uruguay.
Une quantité 40 fois plus élevée
Les tonnes de riz vendues par Migros ne contiennent que 0,01 mg de tébuconazole de plus que ce qu'autorisent les normes suisses. Mais la décision, de portée générale, publiée le 15 novembre par l'OFSP, qui reprend les normes européennes, en autorise une quantité 40 fois plus élevée que jusqu'à présent, a noté Didier Ortelli, chimiste cantonal genevois, également interrogé dans l'émission.
Et cette décision ne se limite pas au tébuconazole. D'autres pesticides pourront désormais se trouver en plus grande quantité dans tous les riz vendus en Suisse, a expliqué M. Ortelli.
Selon le principe du Cassis de Dijon, la vente d'une denrée alimentaire doit être autorisée en Suisse si elle l'est dans un pays de l'Union européenne, a rappelé à l'ats une porte-parole de l'OFSP, sans donner plus de précisions dans l'immédiat.
sda-ats
Nous avons là un vrai problème. Notre ministre Leuthardt avait imposé à la Suisse le fameux Cassis de Dijon. Choix qui devait nous permettre de bénéficier de prix bien meilleurs sur toute une gamme de produits. En fait, ce ne sont pas les prix qui baissent, mais plutôt la qualité. Et ce n'est de loin pas le seul problème auquel nous devons faire face.
A quoi donc servent les fonctionnaires de l'OFSP (et d'autres ?) si les normes qu'ils font mettre en place ne sont pas respectées par les politiques. A quoi bon payer ces gens si le travail qu'ils fournissent ne sert à rien ? Est-ce que le PDC avait fait ce calcul là en autorisant sa ministre à nous imposer le Cassis de Dijon ? Le but aurait-il été de licencier des fonctionnaires par dizaines, par centaines ?
Il est urgent de revenir sur cet « accord », qui n'en est pas vraiment un puisque unilatéral et de remettre en place nos normes. Sans exceptions.
Les clientes et clients de la Migros devraient boycotter ce riz ne répondant aux normes au même titre que les clientes et clients de la Coop devenus très méfiants à l'étal de viande.
Les consommatrices et consommateurs suisses ne peuvent plus faire confiance aux deux grands distributeurs et nos élus au lieu de remettre les pendules à l'heure donne une (binetôt des ?) dérogation inadmissible qui crée un précédent.
21:39 Publié dans Commerce, Economie, Nature, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cf, leuthardt, pdc, darbellay




Commentaires
Je partage entièrement votre avis sur la question.
Hier encore, il y'a eu un interressant documentaire sur l'alimentation au USA. Le cassis de Dijon nous ampne exactement dans cette voie.
Ce concepte est de faire une double politique envers qui l'on est.
Les politicien Suisse ont trop tendance a mettre les interet de la Suisse en arrière plan de peur des représailles de nos supposé amis-voisins.
Ecrit par : DdD | 24.11.2011
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